Omar m’a tuer **½

23 septembre 2011

France, 1991. On retrouve le corps sans vie de Ghislaine Marchal dans la cave de sa villa. Les premiers soupçons se portent sur Omar Raddad (Sami Bouajila), son jardinier marocain. Convaincu de l’innocence de Radad, l’écrivain Pierre-Emmanuel Vaugrenard (Denis Podalydes) décide de mener l’enquête avec l’idée d’en faire le sujet de son prochain livre.

Réalisateur: Roschdy Zem │ En salles le 23 septembre 2011 (Métropole Films)

Avec Omar m’a tuer, Roschdy Zem parvient à nous convaincre que son passage à la réalisation n’était pas qu’un caprice de vedette (son premier film laissait planer le doute). La mise en scène est ici solide et précise, sa direction d’acteur irréprochable, le choix de laisser le rôle de Raddad à Sami Bouajila s’avère être particulièrement pertinent et son travail d’écriture et de recherche semble avoir été effectué avec la plus grande minutie.
L’intéressante froideur du début du film laisse présager une belle réussite. En effet, en nous donnant connaissance des faits à travers le travail effectué par l’écrivain-enquêteur, Zem semble vouloir éviter de prendre parti et de tomber dans le piège du sentimentalisme. Pourtant, il change ensuite d’orientation pour s’intéresser au personnage de Raddad. Devant la personnalité de l’accusé et le jeu de Bouajila, nous sommes plongés dans un univers très différent de larmes, de souffrance et d’émotion. Mais pourquoi ce changement? Nous aurions aimé, soit approfondir la recherche objective de la vérité, soit aller plus vers l’humain et le personnage de Raddad. Au lieu de cela, nous restons entre les deux. C’est probablement la faiblesse majeure d’un film qui possédait suffisamment de qualités pour être supérieur à ce qu'il est.

Lire notre entrevue avec Roschdy Zem
 

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