Rampart ***

24 février 2012

Los Angeles, 1999. Un policier (Woody Harrelson) est filmé lors d’une altercation violente avec un contrevenant. Cet événement entraine la dégringolade du policier qui tentera de démasquer celui qu’il croit être responsable du coup monté contre lui.

Réalisation : Oren Moverman | Dans les salles du Québec le 24 février 2012 (Les Films Séville)

Woody Harrelson retrouve le réalisateur Oren Moverman, avec qui il avait fait équipe pour le film The Messenger **½ . Cette fois-ci, Harrelson incarne un homme en crise qui s’est créé un code de conduite des plus destructeur. Aidé d’un scénario (cosigné par James Ellroy) qui frappe par sa profondeur et sa capacité à dévoiler des émotions dures, le réalisateur arrive en toute subtilité à déconstruire le mythe du héros tel qu’on le connaît. Il en résulte un personnage principal constamment confronté à des situations troublantes, nous révélant à chaque fois les facettes insoupçonnées de sa personnalité. De plus, Rampart possède des qualités scénaristiques qui sont portées à l’écran par un ensemble d’acteurs talentueux (Sigourney Weaver, Ned Beatty, Robin Wright, Brie Larson). Par contre, la faille majeure du film réside dans sa conception visuelle. Si on ne peut rien reprocher à l’opérateur Bobby Bukowski qui signe des images souvent somptueuses, une rupture de ton dans un style visuel misant à la fois sur une caméra nerveuse par moments (qui semblent aléatoires), et sur un style plus conventionnel, ne semble pas être cohérente avec le récit. Il n’en reste pas moins un film sensible doté d’un pessimisme ne laissant aucune place à l’espoir. Pas même une lueur.
 

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