La colline aux coquelicots / From Up on Poppy Hill (Kokuriko-zaka kara) ***½

26 avril 2013

Alors qu’une révolte étudiante gronde pour préserver un vieux bâtiment menacé de destruction, Shun et Umi sentent des sentiments naître l’un pour l’autre. Un vieux secret va refaire surface et compliquer les choses.

Réalisateur: Goro Miyazaki | Dans les salles du Québec le 26 avril 2013 (Cinéma du Parc)

Cinq ans après Les contes de Terremer, Goro Miyazaki reprend les commandes d’un long métrage d’animation... mais fait cette fois appel à son père, Hayao Miyazaki, qui cosigne le scénario. N’imaginons pas pour autant que le maître a instillé son univers dans l’œuvre de son fils. Goro Miyazaki s’intéresse en effet au quotidien en se montrant particulièrement attentif aux petits gestes a priori insignifiants, mais qui en disent finalement long sur les personnages. Il place également son intrigue dans une réalité historique (le Japon du début des années 60), en laissant transparaître aussi bien l’importance du passé que l’obligation d’une évolution de la société (des mouvements étudiants importants interviendront quelques années plus tard). S’il ne suit pas la trace de son père, Goro Miyazaki ne le renie pas pour autant et sait profiter du talent du personnel des studios Ghibli. Les dessins, l’animation, les couleurs sont magnifiques et lui permettent d’insuffler un peu d’imaginaire à la portée réaliste de sa proposition. La musique aux relents jazzy (signée Satoshi Takebe) contribue également à faire de La colline aux coquelicots une belle réussite.
Au niveau de l’écriture, la qualité des dialogues et le sens du détail permettent à Goro Miyazaki de rendre compte aussi bien des deux aspects évoqués plus haut (le quotidien intemporel et le climat d’une époque) que d’une double intrigue (une lutte étudiante et une histoire d’amour adolescente). Cependant, on pourrait lui reprocher une naïveté globale et certaines facilités du développement du récit... mais nous resterons discrets à ce sujet. L’incroyable charme de l’ensemble nous incite à passer l’éponge sur ces petites faiblesse et nous donne au contraire envie de vivement conseiller (aussi bien aux enfants qu’aux adultes) ce second film signé Goro Miyazaki!
 

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