Man of Steel (L’homme d’acier) ***

14 juin 2013

Un nourrisson de la planète Krypton est envoyé sur la Terre. Il est élevé comme un humain et découvre petit à petit sa vrai nature, ses pouvoirs, et le rôle qui lui a été confié.

Réalisateur: Zack Snyder | Dans les salles du Québec le 14 juin (Warner Bros.)

Avec Man of Steel, Zack Snyder (et ses scénaristes Davis S. Goyer et Christopher Nolan) nous propose de revenir sur les origines de Superman. En près de 2h30, nous avons donc droit à la naissance de Kal-El, la destruction de Krypton, la quête du général Zod (Michael Shannon), l’éducation terrienne de Kal-El (devenu Clark Kent), la relation avec ses parents adoptifs, la découverte de ses origines, la prise de conscience de la mission qu’il s’est vu attribuer, sa rencontre avec Lois Lane (Amy Adams) et son entrée dans le monde du journalisme. Tout cela se fait avec une volonté évidente de réalisme (nous sommes clairement plus dans l’univers Nolan que dans celui de Marvel) et propose au spectateur une réflexion sur des sujets variés (la filiation, les aspects positifs de l'intégration face à l’assimilation, les dangers d’une prospérité incontrôlée, etc.). Le film essayant aussi de comprendre comment un individu a priori banal peut prendre conscience de son rôle messianique, cela commence à faire beaucoup.
Le début, qui essaie de jongler avec tout cela, finit donc par être un peu confus (et donne l’impression que la première heure aurait pu donner lieu à un excellent film de 2h30). La suite, qui se résume à un affrontement entre Superman (Henry Cavill) et Zod, n’est pas non plus exempte de reproches: les combats entre superman et ses ennemis sont rarement crédibles (et souvent ridicules), ce qui contraste avec la facture visuelle du film (misant au contraire avec succès sur la carte du réalisme, voir de l’intimisme, pour reprendre les termes de Snyder lui même). Heureusement, certains moments visuellement magnifiques prennent finalement le dessus et impressionnent, au détriment des séquences les plus faibles.
Un peu brouillon, inabouti, capable du meilleur comme du pire, Superman comporte suffisamment de bons moments de cinéma pour nous permettre de passer 2h30 d’agréable manière. Une fois tous les éléments indispensable à la compréhension du sujet (un peu laborieusement) mis en place, nous attendons maintenant la suite, en espérant que Zack Snider ne nous déçoive pas trop!
 

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