The Conjuring (La conjuration) **½

19 juillet 2013

Film présenté dans le cadre du festival Fantasia 2013

Ed et Lorraine Warren (Patrick Wilson et Vera Farmiga) sont des enquêteurs paranormaux reconnus dans le monde entier.
Roger Perron (Ron Livingston), sa femme Carolyn (Lili Taylor) et leurs enfants viennent d’emménager dans une maison isolée. Petit à petit, d’étrange phénomènes se produisent et les nouveaux arrivants décident de contacter les époux Warren en espérant que ceux-ci parviendront à identifier l’origine de ces inquiétants désagréments.

Réalisateur: James Wan | Dans les salles du Québec le 19 juillet 2013 (Warner Bros. Canada)

La première moitié de The Conjuring est une fois de plus prometteuse*. L’image très seventies signée John R. Leonetti est en effet une réussite et la mise en scène de James Wan parvient à filmer l’attente (l'emménagement dans la nouvelle maison, les premiers signes d’étrangeté, la découverte de pièces cachées, etc.) de manière à créer une certaine tension sans trop abuser d’effets. Comme de surcroît Vera Farminga fait parti du casting, nous sommes aux anges, mais notre satisfaction ne dure malheureusement qu’un temps. Très vite, le côté “d’après une histoire vraie” prend de l’importance et bifurque vers le sous-genre du style “en hommage à des personnes ayant existé” (ou existant toujours, dans le cas de Lorraine Warren). Malheureusement le film semble plus se focaliser sur les problèmes de la famille Perron que sur les Warren et les scénaristes Chad et Carey Hayes peinent à concilier les deux orientations. Par conséquent, une partie du film semble vouloir lancer un message subliminal au spectateur (du genre “ils ont existé, et ils étaient plein de bonté, ce film leur rend hommage”) tandis que l’autre se dirige de plus en plus vers un ersatz de film d’exorcisme qui ne parvient jamais à être vraiment crédible.
Tiraillé entre la volonté de redonner vie à des personnes ayant existé et celle de reproduire ce qui a déjà été fait au cinéma, le film en oublie sa mission principale: faire peur! Si le suspense d’épouvante tombe à plat, les espoirs suscités dans la première partie tombent de haut!

*J’ai le sentiment d’écrire cette phrase (ou du moins de la penser) pour un film américain commercial sur deux.
 

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