Diana *½

1 novembre 2013

Suite à sa séparation d’avec son mari le prince Charles, la princesse Diana (Naomi Watts) tombe follement amoureuse d'un chirurgien d'origine pakistanaise (Naveen Andrews). Ils vivront une idylle secrète jusqu'à la mort de Diana deux ans plus tard.

Réalisateur : Oliver Hirschbiegel | Dans les salles du Québec le 1er novembre 2013 (Les films Seville)

Dès les premières minutes du film du réalisateur allemand Oliver Hirschbiegel, une question s'impose: un film biographique sur la princesse Diana était-il nécessaire? À cette question, on ne peut que répondre par la négative. Bien que le film, adapté du roman de Kate Snell, se défende (à tort ou à raison) d'explorer l'amour secret qui a habité la vie de Diana durant les deux dernières années de sa vie, il n'en reste pas moins que le résultat est des plus décevants.
Diana tente à tout prix de nous exposer les joies et les peines d'une femme que tous ont abandonnée. Seule, exclue en quelque sorte par la famille royale, la princesse passe ses journées entre des errances à domicile et des apparitions publiques. Sa rencontre avec le chirurgien va vite changer la donne et nous dévoiler une autre facette de sa personnalité. Pourtant, en tant que spectateur, on a du mal à s'attacher au personnage interprété par Naomi Watts. Toute la distribution d'acteurs semble d’ailleurs figée par le sujet. Il en résulte un film un peu froid, auquel il manque une dimension humaine.
De plus, cette peur constante de froisser l'image de Diana se transpose sur tous les aspects de la réalisation. Ainsi, les pistes qui auraient gagné à être explorées plus en profondeur sont à peine effleurées. Toutefois, le film possède malgré tout quelques qualités. Hirschbiegel possède un bon sens du rythme et le montage de la première partie en bénéficie grandement. Il est dommage de voir le récit s'alourdir au fur et à mesure que la relation entre l’ex-princesse et le chirurgien s'intensifie.
À défaut d'être un grand film, Diana demeure une œuvre qui propose quelques beaux moments de cinéma. Il est dommage qu'ils se retrouvent noyés par une histoire à l'eau de rose sans grand intérêt.
 

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