Robocop ***

12 février 2014

En 2028, les robots d’aide au maintien de l’ordre fabriqués par la société Omnicorp sont utilisés à l’occasion d’opérations extérieures, mais sont interdits sur le territoire américain. Suite à l’attentat qui démembre presque intégralement le policier Alex Murphy (Joel Kinnaman), les adeptes de la défense robotisée imaginent une solution qui pourrait faire basculer l’opinion publique: fabriquer un corps et des membres au policier grièvement blessé, qui pourra alors combattre le crime avec l’efficacité d’un robot, mais une conscience d’homme.

Réalisateur: José Padilha | Dans les salles du Québec le 12 février 2012 (Sony Pictures)

Nouvel épisode de la déferlante des remakes, ce Robocop est largement supérieur à la moyenne des autres recyclages des succès d’hier.
Le sujet n’était pourtant pas le plus facile à traiter. Au-delà de l’action, l’histoire de ce policier mi homme mi robot contenait en effet suffisamment de thèmes qui auraient pu devenir ridicules s’ils avaient été mal traités.
Heureusement, l’humour omniprésent attaquant les symboles des dérives de la société (le responsable du marketing, l’animateur vedette, le grand patron) évite une trop grande prétention et apporte au film la légèreté dont il a besoin (n’oublions pas qu’il s’agit surtout de l’histoire d’un super flic mi-homme mi-robot). À cet humour bien dosé et pour une fois souvent percutant (ce qui est rare dans ce genre de production), nous devons ajouter l’élément le plus important: des scènes d’action efficaces soutenues par une mise en scène très nerveuse et une caméra à l’épaule parfaitement maîtrisée.
Au final, José Padilha trouve un bel équilibre entre tous ces ingrédients et parvient également à interroger le spectateur sur des thèmes sérieux (l’évolution de notre société et les dérives possibles liées aux progrès de la science, à la manipulation des médias de masse, au culte du bénéfice) sans jamais lui faire la leçon et en assumant pleinement (grâce à l'humour) sa succession de lieux communs. Certes, quelques faiblesses d’écriture (tout ce qui tourne autour de la famille et des souvenirs du drame) sont regrettables, mais sont vite oubliées face à la qualité globale de ce divertissement comme on aimerait en revoir plus souvent. Après Dredd, les remakes des films sur les justiciers de demain se portent décidément plutôt bien.
 

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