2 mai 2014

The Amazing Spider-Man 2 (L'extraordinaire Spider-Man 2) **

Tiraillé entre sa vie de justicier masqué et sa relation amoureuse avec Gwen Stacy (Emma Stone), Peter Parker (Andrew Garfield) voit les problèmes s'accumuler lorsqu'un admirateur de l'araignée (Jamie Foxx) développe des pouvoirs surnaturels et qu'un ami d'enfance (Dane DeHaan) refait surface.

Réalisateur : Marc Webb | Dans les salles du Québec le 2 mai 2014 (Sony Pictures)

Deuxième épisode d'une trilogie probable, The Amazing Spider-Man 2, toujours dirigé par Marc Webb, se définit dans sa surenchère. Affublé d'un budget monumental, le film d'une durée de presque deux heures et demie multiplie les récits et sous-intrigues de façon à couvrir un grand pan de l'histoire du comic original. Bien plus respectueux de celui-ci que ne l'était la version cinématographique de Sam Raimi, ce désir de donner une lecture respectueuse et ambitieuse ravira probablement les fans alors que les non-initiés risquent quant à eux de faire une surdose.
Typique produit du genre, le film jongle difficilement avec romantisme, humour et action. Les enjeux grossiers et souvent mal esquissés donnent un ensemble brouillon qui réussit tout de même parfois à amuser. L'histoire amoureuse est bancale et la pluralité des antagonistes empêche ceux-ci de prendre toute leur ampleur. Quant aux scènes d'action, elles occupent le centre de l'attention et impressionnent à souhait, même si la surabondance d'effets spéciaux, surtout lorsqu'ils occupent la place des acteurs, les rend parfaitement artificielles.
Marc Webb, qui a fait son école avec le vidéoclip, garde les mauvais tics qu'il y a appris. Le montage concorde souvent avec le rythme de morceaux musicaux pour un effet plutôt agaçant. Par contre, la direction d'acteurs est plus réussie. Charismatiques à défaut d'être nuancés, les comédiens semblent prendre plaisir à interpréter des personnages aussi typés. Pour la spectateur, par contre, le plaisir n'est que trop rarement contagieux.
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