Les Maîtres du suspense *½

17 décembre 2014

L’auteur de romans d’espionnage à succès Hubert Wolfe (Michel Côté, qui semble être ailleurs) fait régulièrement appel à un auteur plus confidentiel (Robin Aubert, impeccable) pour lui servir de nègre quand son inspiration est défaillante. Lorsque celui-ci doit à son tour faire face au syndrome de la page blanche, il se tourne vers un animateur de garderie (Antoine Bertrand, insignifiant) qui écrit également des livres pour enfant.

Réalisateur: Stéphane Lapointe | Dans les salles du Québec le 17 décembre (Les films Sévilles)

Nous devons l’admettre d’emblée: Les maîtres du suspense ne suscitait pas de grosses attentes. Toutefois, en s’appuyant sur des acteurs compétents, sur des gags bien sentis et sur la volonté de faire voyager son spectateur dans la Louisiane du vaudoo, le film aurait pu nous offrir le minimum nécessaire pour passer un moment relativement divertissant…
Malheureusement, cela n’est pas le cas. Certes, tout n’est pas mauvais. Robin Aubert est même très bon. Il est malheureusement le seul capable de nous donner l’impression qu’il croit à ce qu’il fait. Pour le reste, c’est une catastrophe: Michel Côté est aux abonnés absent et Antoine Bertrand semble agacé de jouer une fois de plus le benêt de service. Au niveau du scénario, ce n’est guère mieux. Stéphane Lapointe a eu beau s'adjoindre les services d’une conseillère à la scénarisation (Valérie Beaugrand-Champagne), rien n’y fait: son scénario multiplie les poncifs, ne contient pas le moindre gag susceptible de faire sourire et s’étire en longueur jusqu’à faire pitié. Le rythme en pâtit grandement… et l’indulgence du spectateur également.
Heureusement, toute l’équipe technique fait ce qu’il faut pour éviter au film d’être une véritable catastrophe… Avec un budget de 6 millions de dollars, c’était bien la moindre des choses!
 

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