Song of the Sea (Le chant de la mer) ****

9 mars 2015

Un garçon et sa jeune sœur qui est capable de se transformer en phoque tentent de retrouver le chemin de la maison.

Réalisateur : Tomm Moore | Dans les salles du Québec le 9 mars 2015 (Cinéma du Parc)

Tomm Moore n’est pas aussi connu que Walt Disney ou Hayao Miyazaki, mais il marquera à coup sûr son art. Après seulement deux longs métrages, il est devenu le chef de fil des animations européennes.
À l’image de son précédent et excellent The Secret of Kells, Song of the Sea s’abreuve aux sources de mythes celtiques, où les gens se métamorphosent en animaux marins et où les hiboux peuvent devenir les pires des ennemis. Cette iconographie riche de sens est d’une fraîcheur absolue pour le cinéphile qui est habitué aux récits plus conventionnels de Pixar, Dreamworks et compagnie.
Travaillant à partir de dessins animés en deux dimensions, plus traditionnels, le cinéaste irlandais impressionne la rétine, offrant de véritables peintures en mouvements. Combinée avec des chants presque mystiques, cette symbiose impressionne par son ampleur et sa simplicité, son ton enfantin et le nombre incalculable de détails.
C’est pourtant l’histoire qui va droit au cœur. Tous les personnages se battent pour combler un vide. La mère a disparu à la naissance de la jeune sœur et cette dernière se sent terriblement coupable. Son grand frère la tient indirectement responsable, tout comme le père qui noie son chagrin dans l’alcool. La famille sera évidemment soudée avant la fin, grâce notamment au transfert du réel vers la fantaisie... celle qui permet tous les excès et toutes les folies. Mais d’ici-là, il faudra prendre soin de tenir la boîte de kleenex à proximité car les larmes risquent de couler à flot.
À classer aux côtés de The Tale of the Princess Kaguya, Le vent se lève et Ernest et Célestine  parmi les meilleures animations des dernières années, Song of the Sea est un grand plaisir de cinéma. Après une introduction endiablée, l’essai prend son temps pour s’installer et dès que tous les éléments sont en place, il chamboule tout sur son passage, ravissant au plus haut point.
C’est ce qu’on appelle un rendez-vous à ne pas manquer.
 

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