Jurassic World (Monde Jurassique) **

12 juin 2015

Dirigeant les opérations du Monde Jurassique, Claire (Bryce Dallas Howard), aidée par le gardien Owen (Chris Pratt), doit retrouver ses neveux alors qu'un dinosaure génétiquement modifié s'est échappé de son enclos.

Réalisé par Colin Trevorrow | Dans les salles du Québec le 12 juin 2015 (Universal Pictures)

Une éventuelle quatrième entrée dans le Parc Jurassique, série grandement aimée mais tout aussi malmenée, était inévitable. N'étant qu'à son deuxième long-métrage, c'est Colin Trevorrow qui s'acquitte de la tâche avec une application maladive. Alors que le réalisateur avait créé des espoirs avec Safety Not Guaranteed, son premier film, il a beaucoup moins de succès dans avec Jurassic World.
La plus grande envergure de ce film donne l'impression que le jeune cinéaste n’a pas su exploiter sa créativité, et c’est peut-être par peur de décevoir que la recette a été appliquée à la lettre. Ce Jurassic World reprend donc les mêmes pivots narratifs que le premier film de la série. On y traite toujours de science qui chercher à atteindre la divinité et, à l’opposée, du regard émerveillée des enfants. Ce dernier, évoqué par la présence des deux neveux, s'avère bâclé. Certains passages essaieront d'étoffer les personnages - on parlera notamment du divorce potentiel de leurs parents - sans grand succès. Les enfants demeurent des coquilles vides ayant pour seul but d'évoquer l'émerveillement souhaité des spectateurs. Malheureusement, le spectacle proposé n'est pas aussi impressionnant qu'on le voudrait.
Il réussit cependant à garder le rythme. Passé une introduction légèrement laborieuse, Jurassic World parvient à ne pas se perdre dans les temps morts. Le spectacle est même divertissant par moments, sans toutefois réserver la moindre surprise. Non seulement il est une redite de l'original de Spielberg, mais il ne se démarque pas non plus des habituels blockbusters d’été. Pour un film qui veut à ce point évoquer l'émerveillement, qu'il ne crée rien d'autre qu'un léger et dispensable amusement représente un échec.
 

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