Mistress America ***

28 août 2015

Une jeune étudiante solitaire (Lola Kirke) fait la connaissance de sa très extravertie future belle sœur (Greta Gerwig). Elle devient rapidement fascinée par cette femme aussi bien que par son mode de vie un peu bohème.

Realisateur: Noah Baumbach | Dans les salles du Québec le 28 août 2015 (Fox Searchlight)

Le point de départ de ce Mistress America est très baumbachien (il se déroule à New-York, est très bavard et est co-écrit et interprété par Greta Gerwig), ce qui menace d'agacer d’emblée ceux qui ne sont inconditionnels ni du réalisateur, ni de son actrice fétiche.
Ces derniers découvriront même le début du films avec une certaine inquiétude, Greta Gerwig en faisant régulièrement trop avec un bonheur évident mais pas forcément communicatif. Les récalcitrants se verront de surcroît infliger certaines scènes qui relèvent plus du mauvais théâtre de boulevard pas très bien filmé que du génie new-yorkais. Pourtant, le tout finit par avoir du charme. Cela est dû en partie à la prestation de la jeune et délicieuse Lola Kirke, mais également au talent de Greta Gerwig (elle en a indéniablement quand elle cesse de faire de ses personnages des caricatures). En faisant tomber le masque de son personnage, elle lui confère une fragilité touchante qui lui permet de faire preuve d’une belle sensibilité dans son jeu.
Au final, ce Mistress America parvient donc malgré nos réticences initiales à être aussi agréable et attachant qu’amusant, tout en portant un regard intéressant sur le rapport entre la réalité et la fiction... qu’il concerne une oeuvre artistique aussi bien que la vie (par le biais du personnage que l’on peut être amené à se créer pour plaire aux autres).
Voilà donc un film certes mineur, mais souvent drôle et plein de charme. Ce n'est déjà pas si mal...
L'avis de la rédaction :

Jean-Marie Lanlo: ***
Martin Gignac: ***½
 

Suivre Cinéfilic

Archives

L'équipe

Rédacteur en chef:
Jean-Marie Lanlo (AQCC)
Comité de rédaction:
Miryam Charles
Martin Gignac (AQCC)
Rédacteurs:
Olivier Bouchard
Olivier Maltais
Réviseure:
Geneviève Pigeon