Our Brand Is Crisis **

30 octobre 2015

Alors qu’elle a quitté la scène politique, Jane Bodine (Sandra Bullock), une des meilleures stratèges du milieu, se retrouve à conseiller un candidat à la présidence bolivienne (Joaquim de Almeida).

Réalisation : David Gordon Green |   Dans les salles du Québec le 30 octobre 2015 (Warner Bros)

On espérait beaucoup de ce film réalisé convenablement par David Gordon Green (ManglehornJoe). Sandra Bullock (en pleine possession de ses moyens) interprète une carriériste qui se retrouve face à un difficile choix moral. C’est la confrontation entre son idéalisme perdu (teinté de cynisme) et la réalité de la vie bolivienne qui la poussera à reconsidérer ses décisions. L’idée de départ du film est intéressante puisqu'elle semble mettre en doute l’interventionnisme américain. Au lieu de capitaliser et de creuser cette avenue, le film se perd malheureusement dans des gags plutôt douteux sur les chocs culturels.
Des manques flagrants de nuance au niveau du scénario ne font qu’entraîner le film tantôt vers le mélodrame, tantôt vers la comédie satirique, mais constament sans succès. Sans jamais trouver le ton approprié, Our Brand is Crisis passe à côté de son sujet. Le film propose une série de remises en question qu’il se contente de neutraliser bêtement. Ainsi, les seuls moments où le scénario approche sa cible est lors des conversations entre les personnages de Pat Candy (Billy Bob Thornton) et de Jane (Sandra Bullock), qui nous dévoilent une face sombre et opportuniste de la nature humaine. Ils citent allègrement Shakespeare, Machiavel ou Sun Tzu dans le but de vendre au public ce dont il n’a pas besoin. Au final, en tant que spectateur, on ne pourra s’empêcher de réclamer autre chose.
L'avis de la rédaction :

Miryam Charles: **
Jean-Marie Lanlo: **
Martin Gignac: **½
 

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