Deadpool *½

12 février 2016

Un ex-soldat de l’armée américaine reçoit un diagnostique de cancer terminal. Suite à un traitement expérimental qui le laisse défiguré, il part à la recherche de l’homme qu’il tient pour responsable de ses difformités.

Réalisation: Tim Miller | Dans les salles du Québec à partir du 12 février 2016 (20th Century Fox)

Un générique d’ouverture ironique et rempli de promesses évoque avec humour les clichés qui ont fait le succès des films de super héros. D’une manière quasi déroutante, cette fameuse introduction fait autant état de l’équipe créative que des personnages.
Dès la fin du prologue et jusqu’au dernier plan, il est désolant de constater que le pari ne sera pas tenu. Dès les premières phrases prononcées par le héros, le film pèche par son arrogance. Cherchant à mettre l’accent sur certains détails du moment présent, la mise en scène fonctionnelle et morcelée par des retours en arrière nous révèle une intrigue sans profondeur. Deadpool, cet antihéros par excellence, vulgaire, égoïste et dont la quête de justice est basée essentiellement sur sa propre vanité, présentait pourtant un certain potentiel. Malheureusement, le reste de la distribution n’a pas droit d’entrée dans l'univers de l'ironie et de l’autodérision: parce que le héros est le seul à s’adresser directement au spectateur (brisant ainsi le quatrième mur), les rapports qu’il entretient avec les autres personnages s'en trouve diminués. De ce fait, le vilain britannique, la sensuelle danseuse et amie de cœur ou le meilleur ami comique sont tous prisonniers de leurs clichés et font pâles figures face à un héros qui semble être le seul conscient de son essence.
Durant toute la projection, nous attendons le film promis lors de la séquence d'ouverture... il ne viendra jamais!
L'avis de la rédaction :

Miryam Charles: *½
Martin Gignac: **
Olivier Maltais: **½
 

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