Le garçon et la bête (Bakemono no ko) ****

27 mai 2016

Un garçon humain en fuite de chez lui devient le disciple d’une bête solitaire qui aspire à remplacer le seigneur de son royaume.

Réalisateur : Mamoru Hosoda | Dans les salles du Québec le 27 mai 2016 (Métropole Films)

Dans le domaine de l’animation japonaise, une question majeure se pose: qui succédera à Hayao Miyazaki, maintenant à la retraite et à Satoshi Kon, décédé beaucoup trop tôt? Mamoru Hosoda est probablement le candidat le plus apte à prendre leur relève. Après une carrière en dents de scie qui implique le meilleur (La traversée du temps) et le pire (Summer War), voilà qu’il vient de signer coup sur coup deux merveilles que sont Les enfants loups Ame & Yuki et Le garçon et la bête.
Ce dernier long métrage possède tout ce que peuvent désirer jeunes et vieilles âmes d’un dessin animé grand public: des images magnifiques et une trame sonore trépidante, des drames poignants qui privilégient la relation père/fils et beaucoup d’action spectaculaire, une plongée dans la nature humaine et environnementale ainsi qu’un univers magique façon Le voyage de Chihiro où il est bon de se perdre.... sans oublier évidemment une horde de personnages attachants, de l’humour niais, de la romance qui rend le cœur plus léger et quelques passages terriblement émouvants.
Un peu trop long, le récit prévisible dans ses grandes lignes n’en demeure pas moins inspirant et sans temps mort. Même si les dialogues peuvent paraître moralisateurs et appuyés, on accusera en partie le doublage francophone - eh oui, nous n’avons malheureusement pas pu voir ce trésor dans sa version originale - qui finit par alourdir un peu le propos. Cela n'est cependant pas suffisant pour nous empêcher d'être subjugués par tout ce qui arrive.
Parfait complément à son précédent et supérieur Les enfants loups Ame & Yuki qui est plus lent, plus dense, plus poétique mais aussi sans doute plus hermétique, Le garçon et la bête est un feu d’artifice de sensations fortes: tout ce qu’aurait voulu être Kung Fu Panda dans ses fantasmes les plus fous.
L'avis de la rédaction :

Martin Gignac: ****
Jean-Marie Lanlo: ***
 

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