The 9th Life of Louis Drax ***

2 septembre 2016

Après un pique-nique familial mouvementé, l’extraordinairement malchanceux Louis Drax se retrouve dans le coma. Pendant que la police enquête, un médecin spécialisé tente d’élucider l’accident mystérieux, dont la clé se trouve dans le subconscient du jeune garçon.

Réalisateur : Alexandre Aja | Dans les salles du Québec le 2 septembre (Séville)

Après s’être fait un nom avec le cinéma d’horreur, Alexandre Aja vise plus haut avec The 9th Life of Louis Drax. Contenant des éléments du film familial, du fantastique et du thriller, Louis Drax mélange les tons pour parler d’un sujet sombre avec une touche de légèreté. Il utilise la perspective d’un enfant précoce sur des sujets beaucoup plus adultes pour construire un film difficile à définir, ce qui en fait d'ailleurs le charme.
Le montage d’une telle histoire est une prouesse en soi, naviguant entre des éléments du présent, du passé et de l’imaginaire. Dès le début, il est clair que le narrateur Louis (Aiden Longworth) ne nous dit pas tout, mais il offre tout de même des indices discrets qui permettent au mystère de s’installer rapidement. Plusieurs revirements nous gardent constamment à l’affût sur la véritable nature des relations entre les proches de Louis. Le point de vue du jeune comateux permet d’observer un bon nombre de relations familiales (mère-fils, père-fils, couples (heureux ou non), parents adoptifs, parents de substitution, etc.).
Malheureusement, une grande partie de l’intrigue dépend d’un docteur interprété avec fadeur par Jamie Dornan (sa deuxième performance non remarquable de l’été après Anthropoid) qui menace dangereusement d’être ennuyeux. Heureusement, le long-métrage ambitieux contient tant de pièces mouvantes que l’acteur ne fait que des dégâts mineurs. La balle est rattrapée par le trio familial (Longworth, Sarah Gadon et Aaron Paul), dont le jeu doit couvrir large et est à la hauteur de la tâche.
Sans être parfait, The 9th Life of Louis Drax étonne par la maîtrise de son sujet, ses variations de tons et plusieurs performances à point. D'ailleurs. même l’insipidité de Jamie Dornan ne pourra empêcher une recommandation!
L'avis de la rédaction :

Olivier Maltais: ***
Jean-Marie Lanlo: ***
 

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