Rouyn-Noranda 2017: le bilan

3 novembre 2017

Many Heavens (Jan Matthys)
Le 36e FCIAT de Rouyn-Noranda vient de s’achever, et pour la première fois, Cinéfilic y était présent. Ce fut donc pour nous l’occasion de découvrir cette formule originale, composée de blocs de projections dans lesquels les spectateurs avaient l’occasion de voir plusieurs films (pour les blocs du soir, généralement deux courts-métrages et deux longs-métrages).
La formule permettait aux festivaliers de découvrir des films qu’ils n’auraient peut-être pas eu l’occasion de voir sans cela, et de faire par la même occasion de belles découvertes. Nous avons ainsi eu la chance de voir deux bons courts-métrages d’animation (le déjanté The Absence of Eddy Table de Rune Spaans et le très beau Un printemps, production de l’ONF réalisée par Keyu Chen), un court-métrage documentaire très émouvant (Photo jaunie, de Fanie Pelletier), un moyen-métrage de fiction totalement fauché mais d’un charme incroyable (Yolanda de Jeannine Gagné).
Du côté des longs-métrages de fiction, nous avons déjà écrit sur les trois films que nous attendions le plus (Tadoussac, le meilleur film vu à Rouyn, et incontestablement un des meilleurs films québécois de cette année; La confession, film sans grande surprise, mais impeccablement écrit et dirigé; Téhéran Tabou, qui n’est malheureusement jamais à la hauteur de ses intentions). Le film d'Ali Soozandeh n’était malheureusement pas la moins bonne surprise en matière de long-métrage, le jury «communications et société» ayant décidé de remettre son prix à un film lui aussi bourré de bonnes intentions, mais d’une faiblesse que nous jugeons indigne d’un festival international (Burn Out ou la servitude volontaire, de Michel Jetté). Fort heureusement, comme pour compenser ce faux pas, les programmateurs nous ont également offert une belle petite surprise venue de Belgique néerlandophone: Many Heavens, de Jan Matthys, un réalisateur de documentaires et de séries télévisées qui signait ici son premier long-métrage pour le cinéma. Malgré ses maladresses (l'envie de parfois trop en faire), ce beau film a su conquérir le public en partie grâce à cette capacité à distiller quelques touches d’humour ou quelques moments presque oniriques dans son drame, mais également grâce à sa manière de filmer les dialogue et les relations interpersonnelles avec une belle sensibilité.
Après avoir fortement critiqué un des prix remis de manière difficilement compréhensible à nos yeux, faisons maintenant notre mea-culpa. Nous sommes en effet passés à côté de Labrecque, une caméra pour mémoire (Michel La Veaux) et de Bagages (Paul Tom), à propos desquels nous n’avons entendu que des éloges! Mais c’est promis, nous serons plus vigilants l’an prochain!
 

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