Cinemania 2012: Le bilan

11 novembre 2012

De rouille et d'os, film d'ouverture de Cinemania
À peine les deniers films ont-ils été projetés que sonne déjà l’heure du traditionnel bilan du festival. Nous l’avions annoncé il y a deux semaines, le grand film de cette édition est incontestablement De rouille et d’os ****, dont nous reparlerons bientôt à l’occasion de sa sortie. Par contre, lors de nos conseils d’avant festival, nous étions totalement passé à côté du deuxième grand film de Cinémania : Louise Wimmer ****, qui confirme le talent de l’actrice Corinne Masiero tout en nous faisant découvrir celui du metteur en scène Cyril Mennegun. Pour compléter le trio de tête, ajoutons Alyah ***½, un autre premier film d’un réalisateur tout aussi prometteur (Elie Wajeman). Deux autres très bons films ont également été projetés (38 témoins ***½ et Possessions ***½), mais de l’avis général, avec ces (seulement) cinq films sortant véritablement du lot, cette 18ème édition ne fut pas la meilleure. Ce constat ne doit pas pour autant nous faire oublier certains films fort respectables, comme Trois mondes ***, réalisé par la talentueuse Catherine Corsini (même si le scénario finit par s'emberlificoter dans son ambition) ou Mains armées *** (un polar réalisé avec un métier évident par Pierre Jolivet et magnifiquement interprété par Roschdy Zem et Leïla Bekhti). Mais le grand intérêt de Cinemania cette année fut la qualité des premières oeuvres. En plus des deux déjà nommées, complétons la liste avec trois films très différents:
- Augustine ***, réalisé par la très prometteuse Alice Winocour qui nous livre un film d’une grande maîtrise, mais un peu victime du nombre trop important de sujets qu’il aborde. La metteuse en scène est cependant à suivre de très près, tout comme l’actrice Soko, autre grande révélation du festival.
- Ombline *** (Prix du Public TFO du Meilleur premier long-métrage): Certains aspects (principalement dans le développement du scénario ou dans l’utilisation de la musique) manquent un peu de finesse, mais l’ensemble est mis en scène avec une belle sincérité. Le réalisateur Stéphane Cazes est indéniablement à suivre... mais on lui souhaite de ne pas se laisser enfermer dans le film social tire-larmes, cela pourrait finir par lasser!
- Mobile Home ***, beaucoup plus léger que les précédents. Grâce à sa mise en scène sobre et à l’attention qu’il porte à ses personnages, François Pirot nous livre un constat doux amer et souvent drôle sur le malaise de l'homme de la trentaine pris entre ses rêves d'évasion ou d'indépendance et son besoin de stabilité.
Nous aurions bien aimé voir autant de grands films que lors des éditions précédentes, mais notre cinéphilie aura malgré tout été comblée par tous ces premiers film de qualité, auxquels nous pouvons ajouter d’autres premières oeuvres plus mineures mais non dénuées d’intérêt comme Dead man talking, Voie rapide ou La clinique de l’amour.
Le bilan n’est donc finalement pas tant en demi-teinte, et cela ne fait aucun doute... nous serons là encore l’an prochain!
 

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