007 Spectre **½

6 novembre 2015

Malgré les consignes de M (Ralph Fiennes), James Bond (Daniel Craig) part aux trousses de Spectre (Christoph Waltz), le dirigeant d’une organisation criminelle aux ramifications internationales.

Réalisateur : Sam Mendes | Dans les salles du Québec le 6 novembre 2015 (Sony Pictures)

Les attentes étaient élevées après Skyfall, le réalisateur Sam Mendes ayant hissé la franchise à un niveau jamais égalé, tant par la mise en scène ou l’action trépidante que par la psychologie des personnages (qualités que l’on retrouvait déjà dans Casino Royal malgré une finale bâclée). Personne ne s’imaginait dès lors que la série puisse retomber aussi bas qu’avec l’inepte Quantum of Solace. Si le pire est évité, force est d’admettre que ce quatrième opus avec Daniel Craig n’est pas un grand cru. Après une scène d’ouverture enlevante à Mexico, l’intrigue prend les chemins tortueux de la psychologie, sacrifiant l’action au profit d’une introspection où l’agent 007 se demande si sa vocation de tueur correspond vraiment à ses aspirations profondes. Comme toujours avec ce type de production, c’est le méchant qui fait la différence, mais dans le rôle du Spectre, Christoph Waltz ne parvient malheureusement pas à chausser les bottes de ses prédécesseurs. Il fait office de petit guignol face à un James Bond imperturbable, et même s’il revendique son ascendance sur tous les criminels qui ont donné du fil à retordre à notre héros depuis dix ans, on peine à voir en lui une menace réelle.
Sam Mendes essaie tant bien que mal de donner de l’ampleur à son entreprise. Le plan-séquence qui ouvre le film est d'ailleurs remarquable, mais le reste manque cruellement d’imagination, comme en témoigne cette poursuite en voiture dans les rues de Rome qui ressemble à une balade de santé à coté de ce qu’on a pu voir récemment au cinéma.
Quant aux Bond girls, malgré le battage publicitaire à son sujet, Monica Bellucci ne fait qu’une courte apparition dans le film tandis que l’histoire d’amour entre Daniel Craig et Léa Seydoux provoque un certain malaise tant la différence d’âge entre les deux acteurs est flagrante.
Il semble que les créateurs de la série réussissent leur coup une fois sur deux avec Monsieur Craig, ce qui augure bien pour le prochain volet. En attendant, il faudra se contenter d’une mission de routine.
L'avis de la rédaction :

Sébastien Veilleux: **½
Jean-Marie Lanlo: **½
Olivier Maltais: **
 

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