19 janvier 2018

Hochelaga : Terre des âmes **

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À Montréal, lors d’un match de football universitaire, un francophone membre d’une équipe anglophone est littéralement avalé par un glissement de terrain au moment où sa conjointe maghrébine apprend qu’elle est enceinte. Le drame permet à un archéologue autochtone d’effectuer des fouilles, et de parcourir ainsi des siècles d’histoire.

Réalisateur : François Girard | Dans les salles du Québec le 19 janvier 2018 (Séville)

Nous n'avons rien contre l'union dans la diversité, bien au contraire. Un film qui prône cette belle valeur devrait donc nous ravir. Malheureusement, nous sommes une nouvelle fois obligés de rappeler que les meilleures intentions ne font pas forcément les bons films. Hochelaga en est l'illustration parfaite.
Son message est en effet si lourdement martelé d'un bout à l'autre du film qu'il en devient ridicule. Ce n’est malheureusement pas tout. Au-delà du discours qui prend des allures de film de propagande maladroit à diffuser dans les écoles, de nombreux défauts achèvent rapidement un film qui nous semble de plus en plus dispensable. Non seulement le développement narratif de la trame contemporaine, qui sert de lien au film, est d'une grande faiblesse, mais les épisodes qu'elle est censée mettre de l'avant (les vignettes historiques qui illustrent l’histoire de certains objets trouvés lors des fouilles) ne sont pas assez développés pour prendre la dimension nécessaire, et donc pour convaincre.
Le film pourrait donc facilement se réduire à des épisodes pas assez développés reliés entre eux par un liant poreux, le tout au service de bonnes intentions défendues avec une insistance ridicule. Mais nous sommes au Québec, et si les scénarios des grosses productions sont toujours aussi mal écrits, les compétences des techniciens sont irréprochables. Celles-ci, associées à un budget conséquent et au talent de Nicolas Bolduc (Two Lovers and a Bear, Enemy) à la photo permettent à certains plans de tirer leur épingle du jeu. Malheureusement, ces qualités diffuses ne font qu’accentuer le sentiment d’incroyable gâchis!
L'avis de la rédaction :

Jean-Marie Lanlo:**
Martin Gignac: **
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