Polisse ***½

2 mars 2012

Film vu dans le cadre du festival Cinémania

Melissa (Maïwenn) est chargée par le Ministère de l’intérieur de suivre le quotidien de membres de la Brigade de Protection des Mineurs (BPM) dans le but de réaliser un livre de photos.

Réalisatrice : Maïwenn | Dans les salles du Québec le 2 mars 2012 (Les Films Séville)

Polisse, prix du Jury du dernier festival de Cannes, arrive enfin dans les salles du Québec. Malgré sa notoriété, le film n’est pas exempt de faiblesses : la présence du personnage de la photographe (Maïwenn) est superfétatoire (et symboliquement un peu lourde), les cinq dernières minutes sont d’un ridicule qui nuit à leur portée dramatique et les scènes ne mettant pas directement en scène les membres de la Brigade de Protection des Mineurs paraissent hors sujet. Pourtant, on a presque envie de dire que tout cela n’est pas bien grave. La grande force de Polisse réside en effet dans le suivi de facture quasi documentaire du quotidien de ces policiers passionnés par leur travail (que ce soit dans le cadre de leur mission, lors des pauses déjeuner, d’épisodes plus festifs ou au sein de leurs cellules familiales). Dans ces moments (90% du film), Maïwenn fait preuve de sensibilité, d’énergie, d’un beau sens de l’observation, d’un respect évident pour les acteurs aussi bien que pour leurs personnages et d’une capacité égale à restituer avec justesse les drames, les tensions ou les moments plus légers.
S’il est regrettable que la réalisatrice n’aie pas fait le choix de se consacrer uniquement au personnel de la BPM (ce qui était pourtant son sujet), les grandes qualités de l’ensemble lui permettent tout de même de signer avec Polisse un film certes imparfait mais particulièrement sincère et d’une belle fragilité.
 

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