Cinemania 2015: les 10 films les plus attendus!

5 novembre 2015

Pour sa 21e édition, le festival de films francophones Cinemania confirme tout le bien que nous pensons de lui depuis quelques années en nous proposant une programmation très alléchante. Pour cette édition, nous avons sélectionné dix films que nous avons hâte de découvrir.

Comme souvent dans ce genre de festival, les têtes d'affiche sont des films bientôt distribués au Québec et ayant eu l'occasion de faire parler d'eux à l'occasion de festivals prestigieux. 
Nous avons déjà pu visionner les deux premiers, et nous pouvons donc sans crainte vous les conseiller:
Dheepan (Jacques Audiard) a remporté la Palme d'or lors du dernier festival de Cannes. Si la fin nous entraîne de manière peu convaincante vers le cinéma de genre, les trois premiers quarts du film sont si splendides qu'il serait dommage de s'en priver.
Valley of Love (Guillaume Nicloux), autre film présenté en compétition à Cannes, ne fera peut-être pas l'unanimité. Nous sommes cependant tombés sous le charme de ce face-à-face entre deux monstres du cinéma français (Depardieu / Huppert). Cette réflexion sur la vie est une véritable expérience de cinéma à ne surtout pas manquer.
Mon roi a obtenu quant à lui le prix d'interprétation féminine à Cannes (pour Emmanuelle Bercot). Nous ne l'avons pas encore vu mais nous espérons qu'il sera aussi réussi que le précédent film de sa réalisatrice Maïwen (Polisse).
Un autre film sera distribué sous peu: Comme un avion, interprété et réalisé par Bruno Podalydès, qui demeure depuis Versailles Rive-Gauche en 1992 un des réalisateurs de comédies les plus fréquentables du paysage cinématographique français.

Nous serons également attentifs à deux films qui n'ont toujours pas été achetés par un distributeur québécois (du moins d'après nos informations):
Vie sauvage (Cédric Kahn), film «d’une rare puissance» (Éric Derobert, Positif) qui s'intéresse à un fait divers déjà abordé l'an dernier à Cinemania dans le très réussi La belle vie.
Maryland nous permettra de voir si Alice Winocour remplit les espoirs mis en elle à l'occasion de son premier film Augustine (vu à Cinemania en 2012).

Enfin, nous serons particulièrement attentifs (critiques à l'appui, quelle que soit notre opinion à leur sujet) à quatre films que nous ne reverrons peut-être pas non plus en salles au Québec.
Les deux plus prometteurs sont deux premiers films qui parlent chacun à sa manière de la guerre:
La peur (Damien Odoul) a reçu le très prestigieux Prix Jean Vigo cette année et Ni le ciel ni la terre (Clément Cogitore) est quant à lui considéré par Isabelle Regnier (Le Monde) comme «un premier long-métrage envoûtant, qui flirte avec la métaphysique, le cubisme et le fantastique».
Les deux autres nous feront quant à eux voyager dans le temps et l'espace. Les chevaliers blancs (Joachim Lafosse, réalisateur de À perdre la raison) nous entraîne au Tchad pour donner une existence cinématographique au scandale de l'Arche de Zoé. Pour sa part, Les anarchistes (Elie Wajeman) retourne dans le Paris de la fin du XIXe siècle. Cette histoire d'amour et de révolution, présentée à la semaine de la critique à Cannes, nous donnera l'occasion de vérifier si le réalisateur confirme les espoirs qu'il a suscités avec Alyah.

Comme d'habitude, nous reviendrons durant le festival sur les films notés ***½ ou plus.
En attendant, vous pouvez faire votre programme en consultant le site du festival.
 

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